web « Axygene
Accueil » Archives » ‘web’

Foursquare, 218 jours plus tard…

En général, j’ai beaucoup d’engouement pour les nouveaux sites/services aux parfums de réseaux sociaux. Mon engouement se bute à trop de questionnement quand aux services des Foursquare, Gowalla, Facebook Place et très prochainement Google Hotspot

Aie-je vraiment besoin d’exposer à tout le monde mes déplacements et mes habitudes quotidiennes ? Aie-je vraiment envie que l’établissement X puisse répertorier mes habitudes de consommations ?

Étant des services naissants et toujours en recherche d’une véritable identité/utilité qui influencera nos quotidiens, je crois qu’il y a un fort potentiel marketing, mais je me bute encore une fois à trop de questions. Et la vie privée elle ?

Après 218 jours d’utilisation de Foursquare, j’ai maintenant 101 amis (sérieux ménage à prévoir ici), j’ai effectué 724 « check-ins », j’ai récolté 17 « badges », je suis le « mayor » de 20 établissements et lieux et j’ai profité de quelques offres spéciales, sans plus.

J’ai aussi testé le côté partage du service, j’ai lié Foursquare à mon compte Twitter, qui lui est lié à mon compte Facebook, mon compte Twitter et mon blogue. Donc en résumé, mes « followers » Twitter, mes « amis » Facebook, mes « connexions » LinkedIn et les lecteurs de mon blogue peuvent me suivre dans mes déplacements quotidiens et peuvent même les partager, les commenter… Est-ce utile ?

Est-ce que j’en retire vraiment des bénéfices ?

Sincèrement, j’en veux plus, plus d’utilités, plus de fonctions pratiques, moins de ludisme sans réel but. Ces plateformes ne réussissent pas encore à me faire oublier que je suis observé et que peux épier à mon tour.

Par: @Guime

novembre 18th, 2010 pas de note

La séduction par le design – avec Stephen Anderson

Voici mon entrevue avec Stephen Anderson stratège Web et design, conférencier, créateur des cartes « Mental Notes Cards », un outil pour aider les créateurs à utiliser la psychologie pour créer de meilleures expériences utilisateurs. Stephen travaille présentement à l’écriture d’un livre « Seductive Interactions » qui explorera plus en profondeur la relation entre la psychologie et le design.

Comment un design Web devient-il un bon design ?

Cela dépend des objectifs de votre site (et de votre définition du mot « design »). Je suis en faveur du design qui est orienté vers des objectifs utiles. Le « design » devrait atteindre certains objectifs — que ce soit pour un objectif d’affaires, pour le plaisir, pour sensibiliser ou autre chose. Cela dit, j’aime qu’un site soit beau, mais seulement si cette beauté tend vers un objectif. J’ai récemment été introduit à flickchart.com. Ce n’est pas un site magnifique, mais il est terriblement addictif. Je me suis retrouvé à critiquer des films pour plus d’une heure! J’aime aussi Amazon.com, je le trouve simple et utile. C’est l’un des rares sites de commerce en ligne qui me permet de bénéficier d’une navigation et d’une expérience utilisateur similaire à celle d’un magasin physique.

Quel serait le processus créatif parfait ?
Celui qui fonctionne. Et ce qui fonctionne varie pour chaque environnement de travail et regroupement de talent. Personnellement, je préfère les petites équipes, où les décisions ne sont pas fragmentées entre différents silos. Par conséquent, j’ai tendance à travailler avec des gens qui peuvent porter plusieurs chapeaux. Je pense que beaucoup de débats concernant plusieurs livrables UX pourraient être résolus si les gens impliqués avaient fait mention des contextes entourant leurs expériences ce travail. À titre d’exemple, lorsque je travaillais pour une grande entreprise, il était essentiel de réunir les 50 associés afin de déterminer qui étaient nos consommateurs. Mais, suis-je passé par un processus formel pour créer des « profils » pour des entreprises en démarrage ? Pas vraiment. Ce qui est valable et nécessaire varie selon la compagnie. J’irai même jusqu’à dire que je ne suis pas un adepte des processus formels. Au lieu de cela, nous devrions nous concentrer sur les outils à l’intérieur de notre boîte à outils, et quand utiliser (ou créer) ces outils. J’ai par contre adopté un processus, celui de « Input and Output ». Meilleure l’entrée d’information est (recherche sur les utilisateurs, les tests), meilleure sera la production qui en découlera. Les deux sont proportionnels. Tous les outils que nous utilisons tendent à tomber dans un des deux silos.

Jusqu’à quel point le design peut-il influencer le comportement des utilisateurs ?
Tous les designs influencent le comportement des utilisateurs, qu’ils y soient destinés ou non. Si un designer choisit d’augmenter le contraste d’un bouton, ce dernier est susceptible d’influencer plus de gens à cliquer ou apercevoir l’élément. Les cartes de notes mentales que je publie ont spécialement été conçues pour sensibiliser les designers en ce sens, les manières avec lesquelles nous pourrions et pouvons déjà influencer le comportement des utilisateurs à l’aide du design et des décisions de conception l’entourant. Par exemple, si je choisis dans ma conception de mettre de l’avant une mention comme « 63 autres personnes ont aussi aimé ce restaurant », j’utilise l’influence sociale et en partageant cette information, je vais fort probablement rediriger une partie des utilisateurs à choisir cet endroit plus qu’un autre établissement moins populaire.

Quelle serait l’erreur la plus courante commise par les designers Web ?
Je vois beaucoup de designers Web (y compris moi) se concentrer sur les mauvaises choses. Il est très facile de se noyer à faire en sorte que quelque chose paraisse bien, avant même d’avoir pensé de quelle façon la page allait être utilisé par les visiteurs. J’aime poser une simple question pour chaque page que je conçois: « Qu’est-ce que les utilisateurs ont besoin de faire sur cette page au profit de l’entreprise? » Cela nous aide à mettre l’accent sur le comportement et les activités, et non sur des détails de moindre importance, comme les textures, les fonds, etc. Tout cela est important, mais à un moment et un lieu bien précis. Si je veux tailler une sculpture de bois, j’utilise une scie à chaîne et des ciseaux avant d’y aller avec du papier à sabler. La même chose s’applique au design Web, on commence par les priorités (en fonction de la page ou du site) avant de s’avancer dans les détails. Ces derniers sont importants, mais en nous attaquant à ceux-ci trop tôt, nous mettons les priorités sur les mauvaises choses et ensuite il devient difficile de se séparer des idées que nous affectionnons. Cela devient particulièrement dangereux si l’idée en itération est fondamentalement imparfaite.

J’ai récemment commencé à concevoir des prototypes dans Keynote d’Apple. Il y a juste assez d’outils de design pour je puisse explorer une idée visuelle, mais il est assez limité (par rapport à Photoshop) et m’évite de me concentrer sur les mauvaises choses. Aussi, je pense aux interactions comme à des conversations. Keynote me permet de littéralement recréer la « conversation qui est en cours entre un utilisateur et une interface, à l’aide d’une série de pages. Cette schématisation me permet de me concentrer sur les interactions, au lieu de la beauté esthétique des pages.

———-

Stephen Anderson – @stephenandersonpoetpainter.com / getmentalnotes.com
Entrevue réalisée par @Guime

novembre 2nd, 2010 2 notes

Outil de conversion en ligne

Vous et vos amis dans une parade Twitter avec isparade.jp